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A Neuchâtel, un marché immobilier à deux vitesses mais plein d’élan

APRIL 19, 2026
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Sur les rives du lac de Neuchâtel, l’immobilier garde le cap. Mieux encore, il séduit. «Les indicateurs sont positifs, les prix plus attractifs et plus stables que sur l’Arc lémanique», appuie Déborah Nardo, responsable du marché neuchâtelois chez Proximmo.

Dans un contexte romand tendu, le canton tire son épingle du jeu. Ce dynamisme n’est pourtant pas uniforme. «Neuchâtel est un peu coupé en deux», observe Valérie Prélaz, courtière responsable chez Comptoir Immobilier.

«La partie littorale fonctionne très bien, avec de nombreux projets, alors que le haut du canton se veut plus compliqué». Une géographie du marché qui reflète des disparités marquées entre micro-régions.

Une attractivité renforcée au fil du temps

Toutefois, longtemps resté en retrait, le canton a progressivement suivi la vague romande. «Cela fait déjà dix à quinze ans que le marché explose», relève Valérie Prélaz.

L’essor s’est diffusé depuis l’Arc lémanique vers Neuchâtel, puis plus récemment vers Fribourg. Une dynamique qui s’est accélérée avec la pandémie. Le télétravail ayant élargi les horizons résidentiels, permettant à de nombreux acquéreurs de privilégier la qualité de vie.

«Les gens regardent moins la proximité immédiate avec leur lieu de travail», confirme la professionnelle. Entre lac, paysages et prix plus doux, Neuchâtel coche ainsi plusieurs cases.

«On construit plus facilement dans le canton de Neuchâtel, avec des démarches administratives plus rapides» Déborah Nardo, responsable chez Proximmo
 

Et contrairement à d’autres cantons en pénurie, Neuchâtel dispose encore de marges de développement. «On y construit plus facilement, avec des démarches administratives plus rapides», note Déborah Nardo.

Résultat: une offre relativement abondante mais qui reste plutôt bien absorbée. En 2023, 490 nouveaux logements ont été érigés dans le canton alors que le taux de vacance au 1er juin dernier s’élevait à 1,82% (sachant qu’au niveau national il n’est que de 1%). La demande évolue néanmoins.

Si la maison individuelle reste un idéal, elle n’est en réalité plus accessible à tous. «On voit désormais une offre et un attrait grandissants pour des appartements en PPE aux surfaces confortables, avec balcons ou jardins», explique Valérie Prélaz.

Les projets en cours tels que le quartier de Monruz développé par Axa (121 appartements) ou encore les Coteaux de Laténa (42 logements en PPE) proposés à Saint-Blaise par Bricks en sont l’exemple parfait.

«Sur le terrain, l’intérêt est bien réel, les acheteurs sont au rendez-vous. Preuve en est avec notre promotion Les Capites à Bevaix, où vous pouvez obtenir un duplex de 120 m2 pour 970’000 francs, avec extérieur, à deux pas du lac, que nous venons de mettre en vente et dont déjà 9 lots sur 25 sont réservés», décrit Valérie Prélaz.

Le neuf, en particulier, séduit donc par sa sécurité et sa performance énergétique.

Ancien contre neuf, un marché qui se segmente

Car l’un des grands enjeux du canton réside dans son parc immobilier. Près de la moitié des logements datent d’avant 1946. Un héritage précieux… mais exigeant. «Le marché commence à se diviser entre l’ancien et le neuf», analyse Déborah Nardo

 Les biens anciens, souvent chargés de cachet, impliquent des rénovations coûteuses, notamment sur le plan énergétique. «Ceux qui ne pourront pas financer ces travaux vendront», observe Valérie Prélaz. Une situation qui ouvre des opportunités pour les investisseurs prêts à valoriser ce patrimoine.

«Il y a encore de très bonnes opportunités d’investissement», affirme Déborah Nardo. Reste à composer avec ses contrastes internes. Entre littoral dynamique et régions plus en retrait, entre neuf rassurant et ancien à réinventer, le marché neuchâtelois avance sur une ligne de crête. 

Mais une chose est sûre: il n’a plus rien d’un marché discret.

Un habitat individuel mais daté

En 2024, un peu moins de la moitié (46,5%) des 31’703 bâtiments à usage d’habitation étaient des maisons individuelles et c’est dans le Val-de-Ruz que leur proportion était la plus élevée (57,1%). A contrario, 41,6% du total de ces bâtiments d’habitation ont été construits avant 1946 et seulement 14% seulement d’entre eux sont de construction récente, allant de 2001 à 2024.

 

Rédaction: Julie Müller-Pellegrini
 

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APRIL 19, 2026
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